Comment calculer la TVS : barèmes, exonérations et déclaration


Savez-vous comment calculer la TVS (taxe sur les véhicules de société) due par votre entreprise en 2026 ? Vous utilisez un ou plusieurs véhicules professionnels et vous voulez connaître le montant exact de la taxe pour éviter toute erreur. Vous vous interrogez sur les barèmes applicables, les véhicules concernés ou les exonérations possibles. Les règles ont changé et la taxe sur les véhicules de société est devenue plus technique. Une mauvaise lecture peut entraîner un surcoût ou une erreur de déclaration.
Dans cet article, vous allez apprendre à calculer la TVS, appliquer le bon barème 2026, identifier les éléments à vérifier, et sécuriser votre déclaration pas à pas.
- La TVS, appelée taxe sur l’affectation des véhicules à des fins économiques, correspond au montant que votre entreprise doit payer pour l’usage de ses véhicules en 2026. Elle concerne les véhicules de tourisme utilisés à des fins professionnelles.
- La TVS repose sur deux taxes cumulées :
- la taxe sur les émissions de CO₂ ;
- et la taxe sur les polluants atmosphériques, selon la vignette Crit’Air.
- Le calcul dépend du barème WLTP, NEDC ou de la puissance fiscale, et de la durée d’affectation annuelle. Certaines catégories sont totalement exonérées, notamment les véhicules utilitaires et 100 % électriques.
- Les véhicules hybrides ne sont plus exonérés. Les barèmes sont alourdis. La TVS est déclarée et payée en janvier 2026, via le formulaire 3310-A, selon votre régime de TVA.
Qu’est-ce que la TVS (Taxe sur les Véhicules de Société) ?
Vous utilisez des véhicules professionnels et vous doutez de la TVS applicable. Les règles ont évolué et certaines situations restent floues. Ici, je vous explique qui est concerné, pourquoi, et comment sécuriser votre calcul dès le départ pour éviter toute mauvaise surprise.
Définition et objectifs de la TVS
La TVS, ou taxe sur les véhicules de société, correspond à une taxe annuelle liée à l’usage de véhicules par votre entreprise. Elle s’applique dès lors que vous possédez ou utilisez un véhicule en France.
Concrètement, cette taxe vise à :
- taxer l’usage professionnel des véhicules ;
- inciter à utiliser des véhicules moins polluants ;
- tenir compte de l’impact environnemental.
Elle concerne principalement les véhicules destinés au transport de personnes. Le montant varie selon le type de véhicule utilisé.
La période d’imposition couvre l’année civile du 1er janvier au 31 décembre. La taxe est déclarée et payée en janvier de l’année suivante.
Comment calculer la TVS : ce qui a changé et ce qui s’applique en 2026
Les règles ont évolué. Il est essentiel de comprendre le cadre actuel.
Depuis le 1er janvier 2022, la TVS n’est plus une simple taxe unique. Elle est devenue une taxation liée à l’utilisation du véhicule.
Depuis le 1er janvier 2024, son nom officiel est : taxe sur l’affectation des véhicules à des fins économiques.
Elle repose désormais sur deux composantes distinctes :
- la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ ;
- la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques.
La taxe sur l’ancienneté a donc disparu. Elle est remplacée par une taxe sur les émissions de polluants atmosphériques selon la catégorie Crit’Air.
Par simplicité, nous parlerons encore de TVS. Ces règles restent pleinement applicables en 2026. Elles servent au calcul de la TVS due en janvier 2026.
Qui est redevable de la TVS en 2026 ?
Véhicules concernés par la TVS
Deux grandes catégories sont visées :
- les véhicules de tourisme ;
- les véhicules affectés à des fins économiques.
Les véhicules de tourisme comprennent :
- les voitures de catégorie M1 ;
- les véhicules N1 type camionnette qui, à compter du 1er janvier 2025, comportent (ou sont susceptibles de comporter après une manipulation aisée) au moins trois rangs de places assises ;
- les pick-up N1 avec au moins cinq places assises.
La catégorie du véhicule figure sur la carte grise. C’est un point de contrôle essentiel.
Les véhicules affectés à des fins économiques regroupent ceux qui :
- sont détenus par votre entreprise et immatriculés en France ;
- circulent sur la voie publique et dont l’entreprise prend en charge totalement ou partiellement les frais engagés pour l’acquisition et/ou l’utilisation ;
- sont utilisés pour une activité professionnelle et économique.
Entreprises concernées par la TVS
La TVS concerne toutes les sociétés. Sans exception, quel que soit le régime fiscal.
Vous êtes redevable si votre entreprise :
- détient un véhicule professionnel ;
- loue ou utilise un véhicule mis à disposition ;
- rembourse tout ou partie des frais liés au véhicule.
Peu importe :
- votre activité ;
- votre objet social ;
- votre imposition à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés.
Dès qu’un véhicule entre dans le champ, la TVS s’applique.
En pratique, pour la TVS 2026, vous devez retenir qu’il s’agit d’une taxe annuelle liée à l’usage professionnel de vos véhicules.
- elle s’applique dès que votre entreprise utilise ou finance un véhicule ;
- elle concerne principalement les véhicules de transport de personnes ;
- elle repose sur deux taxes environnementales cumulées ;
- et elle s’impose à toutes les sociétés, sans exception.
Autrement dit, dès qu’un véhicule entre dans ce cadre, vous devez identifier son statut, appliquer les règles en vigueur et sécuriser votre calcul pour éviter toute erreur.
Règles de calcul de la TVS en 2026
Une fois que vous savez si vous êtes concerné par la TVS, la question suivante est simple : comment la calculer correctement, sans vous tromper ? Je vous détaille ici la méthode officielle applicable en 2026, étape par étape, pour comprendre les composantes, les barèmes et la méthode de calcul véhicule par véhicule.
Les deux composantes de la TVS
La TVS 2026 repose sur deux taxes cumulées. Elles sont calculées pour chaque véhicule.
Ces deux composantes sont :
- la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ ;
- la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques.
Le montant total correspond à l’addition des deux.
Principe général de calcul de la TVS
La TVS se calcule selon une formule unique. Elle s’applique à tous les véhicules concernés.
La formule est la suivante :
TVS annuelle = proportion annuelle d’affectation × (taxe CO₂ + taxe polluants atmosphériques)
Chaque véhicule fait l’objet d’un calcul séparé.
La proportion annuelle d’affectation
Elle mesure la durée réelle d’utilisation professionnelle. C’est un élément clé du calcul.
La proportion correspond :
- au nombre de jours d’utilisation professionnelle ;
- divisé par 365 jours.
Dans la majorité des cas, elle est de 100 %. Elle varie uniquement :
- l’année d’acquisition ;
- l’année de cession du véhicule.
Le calcul se fait véhicule par véhicule et entreprise par entreprise.
Le tarif applicable à la TVS
Le tarif dépend de deux critères environnementaux. Ils reflètent l’impact du véhicule.
Le tarif comprend :
- la taxe sur les émissions de CO₂ ;
- la taxe sur les polluants atmosphériques.
Ces deux montants sont additionnés. Ils forment la TVS annuelle due.
La taxe sur les émissions de CO₂
Cette taxe dépend des caractéristiques techniques du véhicule. Le critère utilisé varie selon son âge.
Le calcul repose :
- sur les émissions de CO₂ ;
- ou sur la puissance fiscale, selon le cas.
Trois situations existent :
- véhicules immatriculés après mars 2020 ;
- véhicules mis en circulation après juin 2004 ;
- autres véhicules plus anciens.
Méthode de calcul CO₂ : WLTP, NEDC, puissance fiscale
Depuis le 1er janvier 2024, le calcul a évolué. Ces règles restent applicables en 2026.
La taxe CO₂ est calculée via un barème progressif. Le principe est similaire à l’impôt sur le revenu.
Le barème dépend du dispositif :
- WLTP (Worldwide Harmonised Light Vehicles Test Procedure) : norme européenne récente mesurant les émissions de CO₂ dans des conditions proches de la conduite réelle, appliquée aux véhicules les plus récents ;
- NEDC (New European Driving Cycle) : ancien cycle de mesure des émissions, moins représentatif, utilisé pour certains véhicules intermédiaires ;
- puissance fiscale pour les autres.
Dans la majorité des cas, ce changement entraîne une augmentation du montant de la TVS.
La taxe sur les émissions de polluants atmosphériques
Cette seconde taxe remplace l’ancienne taxe sur l’ancienneté. Elle est liée à la vignette Crit’Air.
Le tarif dépend de la catégorie d’émissions du véhicule. Trois niveaux existent.
Selon la catégorie Crit’Air :
- certains véhicules sont exonérés ;
- d’autres sont soumis à un forfait annuel.
Montant total de la TVS en 2026
La TVS annuelle correspond à un cumul. Aucune composante ne se substitue à l’autre.
Le montant final est égal :
- à la taxe CO₂ ;
- plus la taxe polluants atmosphériques.
C’est ce total que vous devez :
- déclarer ;
- payer en janvier 2026.
En résumé, le calcul de la TVS 2026 repose sur une méthode unique et structurée, appliquée véhicule par véhicule.
- vous calculez une durée d’utilisation professionnelle ;
- vous appliquez les barèmes environnementaux en vigueur ;
- vous additionnez la taxe sur le CO₂ et la taxe liée à la vignette Crit’Air ;
- puis vous obtenez le montant exact à déclarer et payer.
Autrement dit, une bonne maîtrise des barèmes, de la proportion d’affectation et du dispositif technique du véhicule vous permet de sécuriser votre calcul et d’éviter tout redressement.
Simulateur : Taxes véhicules société (TVS)
Quels sont les véhicules exonérés de la TVS ?
Même avec un calcul maîtrisé, tout ne se joue pas sur les chiffres. Je vous aide à vérifier si votre véhicule entre réellement dans le champ de la TVS ou s’il bénéficie d’une exonération en 2026. L’objectif est simple : éviter de calculer et de payer une taxe qui ne s’applique pas et sécuriser votre déclaration.
Véhicules exonérés des deux taxes
Certains véhicules sortent définitivement du champ de la TVS. Ils ne supportent aucune des deux composantes.
Sont totalement exonérés :
- les véhicules utilitaires comme les camions et camionnettes ;
- les véhicules dédiés exclusivement au transport de personnes, comme les taxis ;
- les véhicules utilisés par les auto-écoles ;
- les véhicules accessibles en fauteuil roulant, catégorie M1 ;
- les véhicules destinés exclusivement à la revente ou à la location
